Louis Malle (Suite) Les Amants (1958)

Les amants       

L’étreinte sublime de deux amants sur qui l’amour fond. Avec Jeanne Moreau, splendide en Emma Bovary bourguignonne du XXe siècle.
 

 

Film de Louis Malle (France, 1958, 1h27mn, noir et blanc)
Scénario et dialogues : Louis Malle, Louise de Vilmorin
Avec : Jeanne Moreau (Jeanne), Jean-Marc Bory (Bernard), Alain Cuny (Henri), Judith Magre (Maggy), José-Luis de Villalonga (Raoul), Gaston Modot (le serviteur)
Image : Henri Decae
Décors : Bernard Evein, Jacques Saulnier
Musique : Brahms
ARTE FRANCE
Prix spécial du jury, Festival de Venise 1958
Dans la haute bourgeoisie dijonnaise. Jeanne Tournier, 30 ans, s’ennuie. Son époux, patron de presse régionale, la néglige. La jeune femme cherche de la distraction à Paris auprès de son amie Maggy et d’un fringant joueur de polo. Soupçonneux, Henri Tournier tend un piège à Jeanne en lui demandant d’inviter chez eux ses amis parisiens. En route pour Dijon, elle tombe en panne et rencontre un mystérieux jeune homme qui la ramène chez elle…

Pendu aux lèvres de Jeanne

“Il est passionnant de voir à l’écran une des plus belles scènes d’amour qui ait jamais été réalisée”, écrivait un critique en 1958 à propos des Amants. La scène, quelque peu dénudée, et pas le moins du monde abrégée, fit hurler les milieux catholiques. Au Festival de Venise, ces derniers voulurent interdire d’écran l’histoire de ces amants commettant impunément, et avec un plaisir visible, le péché d’adultère. Ce qui n’empêcha pas le film de remporter le Prix spécial du jury. Et le parfum de scandale fit accourir le public. Au-delà du témoignage sur la libération des mœurs, le deuxième long métrage du jeune Louis Malle reste un très beau film d’amour, ou mieux un très beau film. La caméra, souple, caresse les amants, la barque, le parc au clair de lune. Les images d’Henri Decae sont d’une grâce fluide. Il y a l’interprétation d’Alain Cuny et de Jean-Marc Bory aussi, bien sûr, et puis il y a Jeanne Moreau, déjà l’héroïne d’Ascenseur pour l’échafaud. Visiblement séduit, Louis Malle s’attarde sur elle, cette amante de cinéma émerveillée par l’amour. Même si la conclusion en forme de point d’interrogation suggère que celui-ci ne dure pas toujours, et que l’évasion du monde bourgeois pourrait être une illusion…

 

http://www.arte.tv/fr/recherche/1032012.html

 

 

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