Archive pour octobre, 2008

MOTÖRHEAD: « Motörizer »

Posted in Uncategorized on octobre 31, 2008 by debloque

MOTÖRHEAD : « Motörizer » (Steamhammer records – 2008)

Sous quel angle aborder le nouvel album de Motörhead ?.

Les différences par rapport aux précédents sont quasi inexistantes tout comme elles le sont plus que probablement pas par rapport aux suivants. Je m’abstiens donc.

Pour autant je ne me tairai point. Attitude paradoxale n’est-ce pas ?

Tous les morceaux de Motörhead sont calqués à quelques rares exceptions près sur un seul canevas. Metal/punk ne comptant jamais plus de trois accords, basse Rickenbacker offrant une distorsion telle une guitare, guitare passant d’un boogie woogie 50’s à des formes de blues tantôt rapides ou lentes (plus rarement), batterie binaire et martelante.

Motörhead c’est le groupe d’un seul morceau pourrait-on dire. Morceau toujours reconnaissable dans la seconde. Une véritable marque de fabrique pour un groupe en roue libre. Des albums qui seraient autant de prétextes à l’entame d’incessantes tournées. Le leitmotiv on le retrouve dans les textes qui invariablement parlent d’alcool, de baise, de bagarres, de positions anti-religieuses, de bagnoles.

Textes basiques qui ne forceront jamais l’entrée de Lemmy (leader/bassiste) dans les habits verdâtres de l’académisme..

Des écrits à la sulfateuse, tragédie hurlée, aucune déclaration angélique.

Le plus souvent c’est pour étaler ce qui pourrait être communément considéré comme étant un multitude d’excès. La vie sauvage de rockers vivant d’expédients et arborant jour et nuit la rock and roll attitude dont les éléments principaux seraient la drogue et le sexe.

Contrairement à bien d’autres groupes Motörhead ne travaille pas la subversion dans une logique entrepreneuriale même s’il lui arrive de fournir du matériau à la presse people.

Pour autant qu’il s’agisse de subversion ou de pseudo subversion inutile de dire que ce serait grâce au soutien d’institutions culturelles ou relevant d’un empire multinational même si Sony durant quelques années aura édité ce groupe avant de le virer.

La force des propos de Motörhead c’est le plus souvent une question de décibels.

J’ai eu le bonheur de les voir quatre/cinq fois sur scène au cours de ces quinze dernières années.

Comble de malchance jamais je n’ai estimé que le volume était assez élevé. De plus en plus des organisateurs étranglent les sonos en faisant usage de compresseurs de manière à ne pas dépasser un seuil de décibels proscrits par la loi. Quand ce ne sont pas de vifs conseils prodigués aux spectateurs/auditeurs les enjoignant d’enfoncer des protections cotonneuses dans les conduits auriculaires

Si mes souvenirs d’ancien headbanger sont bons il existe une loi portant le nom d’un sénateur appelé Karel Poma promulguée fin des années 7O empêchant tout dépassement des 11O décibels dans les salles de spectacle. Ce triste sire qui était un aristo (baron) naquit en 1920 et occupa les fonctions de secrétaire d’Etat, fut aussi ministre de la culture du gouvernement flamand.

Ce député avait réussi à cristalliser une haine conséquente à son encontre.

Cette loi fut heureusement peu appliquée tant nous craignions la mort annoncée du hard rock et du heavy metal dans la rubrique nécrologique de la presse musicale.

Cependant AC/DC en ont fait les frais et je me souviens d’un concert interrompu par des forces de l’ordre équipées d’instruments de mesure du son.

Du haut de nos 18 ans nous appelions ces engins mortels des ‘décibellomètres’..

Le léger acouphène dont je ‘souffre depuis le 21 avril 2OO6 ce n’est pas à Motörhead que je le dois mais bien aux Melvins. THANK YOU. J. Une légère nuisance faisant penser aux sons produits par la musicienne japonaise Sachiko M

et son instrument le sine wave. Une légère haute fréquence permanente.

Le silence n’est-il pas un linceul noir ?

Mais bon je m’égare et m’éloigne du sujet qui m’a été commandé même si le nombre de caractères est atteint.

NOISE ADDICT (playlist) dimanche 19.10.2008

Posted in Uncategorized on octobre 25, 2008 by debloque
1) For A Few (more) DeciBels – I
2) Jonathan Richman: « Le printemps des amoureux est venu » – Because her Beauty is Raw and wild – 2008/Vapor (XR574T)
3) Eyvind Kang: « Inquisito » – Athlantis – 2007/Ipecac (XK091A)
4) For A Few (more) DeciBels – II
5) Birchville Cat Motel: « Ghostly Star » – Seventh Ruined Hex – Important Rec (XB432A)
6) For A Few (more) DeciBels – III
7) Ascend: « Her Horse is thunder » – Amplefire Within – Southern Lord (XA765F)
8) BJ Nilsen & Z’Ev – ? – ? (XN652X)
9) For A Few (more) DeciBels – IV
10) Alfredo Costa Monteiro: ? – Epicycle – 2007/Etude Rec. (XC754M)
11) For A Few (more) DeciBels – V
12) Oneida: ? – Preteen Weaponry – 2008/Jagjagwar (XO326Q)
13) For A Few (more) DeciBels – VI
14) The Red Crayola: « Letter Bomb » – Solider Talk – 1979/Warner (XR266C)

José Luis REDONDO: « La réponse est aux pieds »

Posted in Uncategorized on octobre 23, 2008 by debloque

Jose Luis Redondo est un guitariste espagnol faisant usage d’une panoplie d’instruments à cordes (guitares acoustique et électriques, dobro, banjo, basse piccolo). .

Le nom de son label (Etude) est des plus intriguant ainsi que le titre de l’album d’ailleurs.

 se joue des cordes.  

Il attaque les cordes distendues de la guitare acoustique qu’il traite sauvagement. Avec la guitare électrique qu’il provoque il fomente des effets, des parasites, des larsen.

La technique semble être approximative. Joue t’il aussi avec les pieds? (dixit le titre de l’album).

Peu importe la méthode ou le processus. Le résultat est présent et c’est sur celui-ci que l’artiste sera jugé ou apprécié. J’apprécie les musiciens dont la liberté pourrait faire penser que l’acquisition de l’instrument est récente. J’aime me suspendre davantage à des hésitations plutôt qu’à des symphonies de phrases vides ou trop achevées ou peaufinées.

Cet album se meut à la fois dans un bain classique mais s’en écarte amplement  Conjugaison d’un classicisme avec des maltraitances et cruautés sonores vibratoires. Jose Luis Redondo est un arpenteur attentif de sons qui se dérobent sous ses doigts (et orteils ??) . Labyrinthe de gestes fugaces. Silences éloquents. Expression pré/post-langagière.

Redondo ‘abuse’ des propriétés physiques de ses outils. Maltraitance, torture. Imitation du son d’une scie se frayant un pénible passage dans les veines et artères de rondins résistant à la coupe.

Différents angles d’écoute d’une guitare aussi approchée d’une manière parfois plus conventionnelle.  Raga. Blues. Quel que soit l’approche le soucis premier est celui de la recherche des possibilités acoustiques de l’instrument.

 

José Luis REDONDO: « La réponse est aux pieds ». Etude records. XR296G

ABE VIGODA: « Skeleton »

Posted in Uncategorized on octobre 23, 2008 by debloque

Je ne tiens pas trop vous à abreuver de bons mots. Mais bon. 

Abe Vigoda, issu de la scène angeline (L.A) nous livre ici un troisième essai à la fois un tantinet engagé et enflammé. Dépourvu de distance condescendante  à l’égard de la scène locale le groupe nous livre un troisième  opus déployant ainsi une forme d’élégance dans leur

expression. Avec une forme de  maestra il ont viré quelques  aspects ghost-punk secs et déjantés au profit d’une sonorité plus claire et aiguë. Tonalité plus pop et lumineuse même si des ruptures improbables ponctuent les morceaux. Ceux-ci, syncopés, n’excèdent que rarement les deux minutes trente.  Aucune perception d’envies de créateurs épuisés par des compromis marketing dans le sens de produits génériques sans intérêt.                                                             

Abe Vigoda conjugue atypisme mais aussi retenue…joie explosive et interludes plus atmosphériques, félicité et dark attitude.                                                                             

Une forme de lassitude peut même vous gagner tant la tonalité est stable..

Heureusement un chant débraillé, quelques structures déglinguées sauvent la mise.

Selon votre degré d’écoute, votre culture musicale, certaines de vos préférences et affinités vous percevrez ici et là des élément de power-pop, un peu de no wave aigre douce et même des formes de liberté disparue depuis la dissolution des regrettés Dog Faced Hermans.

Tout comme ces derniers les musiciens de Abe Vigoda (issus pour la plupart de la communauté latino américaine)  participent activement aux aspects de la vie associative.

Groupe à suivre et à tenir à portée d’oreille.

ABE VIGODA: « Skeleton »  Post Modern Medium Records XA028A

Noisy Crescendo (une playlist)

Posted in Uncategorized on octobre 22, 2008 by debloque

Some Noise asbl

C/O Alain Bolle

PO BOX 43

1050 Brussels 5

Belgium

e-mail  info@somenoise.be

https://debloque.wordpress.com

 

 

 

Voici la playlist correspondant au programme Noisy Crescendo diffusé le dimanche 01/07/2007    sur les ondes de Radio Campus (92,1  fm entre 22h30 et 00h30.

Figurent sur cette playlist : Le label, LE NOM DU GROUPE/INTERPRETE : « La plage ». Le Titre de l’album. Le nom du distributeur. La référence du disque au sein des collections de la Médiathèque.

 

1/ Mordant Music: PHILIP ELSMORE: „Tosaki closedown“. Dead Air. Bertus.

 

2/ Polyvinyl: XBXEX: “Sheets and organs”. Wars. Conspiracy. XX125B.

 

3/ Kompakt:  KALABRESE: “How anthem”. Rumpelzirkus. Pias. XK048Z.

 

4/ Artful: THE FALL: „Bonkers in Phoenix”. Permanent Years. Bertus. XF089W.

 

 

5/ Rune Grammofon: ALOG: “Son of Fing”. Amateur. Konkurrent. XA366E.

 

6/ Alku: ZBIGNIEW KARKOWSKI: „Telescoping“. Less-Lethal, vol.1. Bertus.

    X 787V.

 

7/ Earthear: STEVEN FELD: “Suikinkutsu”. Suikinkutsu. Metamkine. XF246N.

 

8/ Cherry Music: YANNICK DAUBY: “Untitled”. Février. Metamkine. XD119X.

 

9/ Innogva : JOHN MORTON : « Through the wall”. Solo Traveler. Verge.

 

10/ Komplott: HANNA HARTMAN: “Platmas”. Ailanthus. Metampkine. XH257I

 

11/ Dual Power: CHARLES PENNEQUIN: “Jamais plus rien”. Various-Sonic Protest.

      Metamkine.

 

12/ Ash: FRIEDRICH JURGENSON: “Einspielung # 10”. From The Stidio Audioscope

      Research. Bertus.L XJ962T

 

13/ At a loss recordings: EARSOMBA: “My house”. Ecdysis. Conspiracy. XD107U.

 

14/ Cpsip: BIRCHVILLE CAT MOTEL WITH ANLA COURTIS: “??????”.

      Sparkling Echoes. Metamkine.

 

15/ Fluttering Dragon: NORTHAUNT: “Might and misanthropy”. The ominous Silence.

     Sonic Rendez-Vous. XN785B.

 

16/ Entracte : BIG CITY ORCHESTRA : «Ariel ». Big City Orchestra.

 

17/ Alien 8: ADAM FRANK AND SAM SHALABI:  “A structure”.

      Overpass! A Melodrama. XF771X.

 

18/  Asphodel: OTOMO YOSHIHIDE: “Guitar and rasps”. The Multiple Otomo

       Project. Metamkine. XY509G

 

19/ Mdio: SISTER CAROL: “Oh what a joy”. Empressive. Bertus. KS3581.

 

20/  Hinterzimmer : RM74/ « A stroke of lightning ». Fireproof in 8 Parts.

       Conspiracy.

 

21/ Cherry Red: JACK MUDURIAN: “Downloading the repertoire”.

       Various-Songs In The Key Of Z. Bertus. X 818T.

 

22/ 12k: MOSKITOO: “Tip toe blues”. Drape.  Metamkine. XM856L.

 

23/ Crammed: MASANKA SANKAYI + KASAI ALLSTARS: “Wa muluendu”.

       Various-Congotronics 2. Pias. MM5274.

 

 

 

NOISY CRESCENDO (playlist)

Posted in Uncategorized on octobre 14, 2008 by debloque

Some Noise asbl

C/O Alain Bolle

PO BOX 43

1050 Brussels 5

Belgium

e-mail  info@somenoise.be

https://debloque.wordpress.com

 

 

 

Voici la playlist correspondant au programme Noisy Crescendo diffusé le dimanche 03/06/2007   sur les ondes de Radio Campus (92,1  fm entre 22h30 et 00h30.

Figurent sur cette playlist : Le label, LE NOM DU GROUPE/INTERPRETE : « La plage ». Le Titre de l’album. Le nom du distributeur. La référence du disque au sein des collections de la Médiathèque.

 

 1/ Pfmentum: STEUART LIEBIG: “Kaleidoscope”. Sulphur. Verge.

 

2/ K:  THE BEAKERS: „Three important domestic invention“. Four Steps Toward A

    Cultural Revolution. Konkurrent. XB227N.

 

3/ Pias: YOUNG GODS: “Machine arrière”. Super Ready/Fragmenté. Pias. XY720B.

 

4/  Drip Disco: CROUCHED HEAD: “Ferry song”.  Crouched Head. Verge. XC904L.

 

5/ Morr Music: B. FLEISCHMANN: “Sendestrasse”. Melancholie/Sendestrasse.

    Konkurrent. XF464S.   

 

6/ Blank Tapes: BASS CLEF: „How I desire“. A Smile Is A Curve That Straightens Most

    Things. Bertus. XB177X.

 

7/ Anti-:  BOOK OF KNOTS: “HewitSmithson”. Traineater. Pias. XB704R.

 

8/ Fusetronsounds: SIGHTINGS: “Carry on”. End Times. Sonic Rendez-Vous. XS350E.

 

9/ Pfmentum: EMILY HAY/BRAD DUTZ/WAYNE PEET: “??????”. Emily hay/Brad Dutz/

    Wayne Peet. Verge.

 

10/ Karate Joe: SONGS OF SUSPECTS: “Love of my life”. Amocco. Bertus.

 

11/ Trikont: CALVIN JOHNSON: “When hearts turn”. Before The Dream Faded.

      Konkurrent. XJ630B.

 

12/ Bedroom Community: BEN FROST: “Untitled”. Theory Of Machines. Konkurrent.

      XF919J

 

13/ Komplott: ANDREAS BERTELSSON: “Movement III”. Paramount. Metamkine.

 

14/ Nurnichtnur: FRANK NIEHUSMANN: “2006-05-28”. Day Tracks 3. Metamkine.

 

  

 

15/ Atak: KEEICHIRO SHIBUYA + TOSHIMARU NAKAMURA: “Untitled”.

      Various-Atak. Metamkine.

 

16/ Domino: VON SUDENFELD: “That sound wiped’ Troamtic Reflexions. Munich.

      XV911I.

 

17/ Riverboat: SHUKAR COLLECTIVE:  “Lautariium”. Urban Gypsy. Music & Words.

      MU3805.

 

18/ Em: RICHARD LERMAN: “Promenade version”. Music Of Richard Lerman.

      Metamkine. XL369C.

 

19/ VP: LADY SAW: “Over & over”. Give me The Reason. Bertus. KL1091.

 

20/ Yat-Kha: ALBERT KUVEZIN: “Black magic woman”.  Re-covers. Music & Words.

      MJ4154.

 

21/ Intakt: JON ROSE: “Shopping trolley wars”. Violin Music In The Age Of Shopping.

      Intakt. UR8069

 

22/ Because Music: CHEIKKA RIMITTI: “N’ta goudami. N’ta Goudami. Warner.

      MJ4154.

 

23/ Intakt: CARLOS SANTOS: “Tramantana tremens”. Five Voices. Intakt. UM8788.

 

24/ Cut: REPEAT: “Track 6”. Pool. Metamkine. UR3503.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

BÖKAN! MUSIC IN THE MARGIN, VOL.2

Posted in Uncategorized on octobre 14, 2008 by debloque

 

Plutôt que de laisser une certaine jeunesse enfermée dans un silence, La Porte Ouverte produit mais pas seule.

Centre accueillant des personnes âgées 13 à 20 ans, La Porte ouverte oeuvre dans des formes de réhabilitation psychosociale.  Les personnes fréquentant cette institution située à Blicquy,  Leuze-en-Hainaut souffrent de ‘désordres mentaux’, d’épilepsie, de troubles de la personnalité ou psychotiques.

 

La Porte Ouverte vient d’émettre un deuxième opus d’art brut musical. La première production avait été éditée sur fonds propres tandis que celle-ci voit le jour via le label belge Sub Rosa.

Pour la première fois de leur vie bien souvent, il a été proposé à ces jeunes de s’essayer à la présence d’un micro, aux percussions, à la guitare, au chant, à l’enregistrement.

Le résultat est des plus étonnants. Accompagné par Benjamin Bouffioux, chacun s’approprie les instruments hors de tout académisme ou autorité.

Emergent  alors de véritables personnalités. Les enregistrements se succèdent au fil des semaines, un matériel abondant s’accumule. Les résidents se jettent à corps perdu dans l’aventure sonore. Boucan déjanté, reprises inédites, mélodies produites avec de faibles moyens et quelques maigres références. Il est fait appel au cœur et aux tripes.

Loins de toute violence ou tension, les artistes semblent habiter un projet tantôt individuel tantôt collectif. Plusieurs chansons n’auront nécessité qu’une seule journée pour voir le jour.  La matière est demeurée brute et n’a fait l’objet d’aucun traitement post productif.

Certains collaborateurs ont remixé quelques-unes de ces œuvres leur apportant des ajouts électroniques.

Bokan ! est un travail singulier réalisé par des personnes hors du commun.

Cette expérience déroutante et attachante est le produit d’une immense liberté, d’une spontanéité totale.

La contribution de Sub Rosa à ce travail merveilleux est de ne pas le laisser confiné entre des murs

 X 121Y

X 121Z