LOUIS MALLE ‘Pretty Baby’ VP0267

Lentement je poursuis la vision de la filmographie de Louis Malle entrant dans sa période étatsunienne.

Cette fois c’est au tour du film ‘Pretty Baby’ sorti sur les grands écrans en 1978 avant bien plus tard être vu dans un cadre plus restreint et familial considéré ainsi comme étant un trublion télévisuel Cependant nous baignons dans un monde soumis aux jouissances de la marchandise.

Qu’en est-il des êtres humains, des femmes, des enfants dans ce cas précis?

pretty-baby

1917. Le quartier rouge de la Nouvelle-Orléans. Violet a 13 ans. Elle est née l’hiver de 1904, d’une mère prostituée, dans un grenier d’une maison close.
 » La Petite « , c’est l’histoire de Violet, cette petite fille élevée au milieu des prostituées, qui regarde par les trous de serrures sa mère et les autres filles faire des passes. Parfois même, elle entre sans frapper dans les chambres. Personne ne lui dit rien. Elle fait  » son éducation « .
Un jour un homme jeune sonne à la porte de la maison. Son nom est Ernest Bellocq. Il est photographe et désire faire des portraits des filles.
Dans le jardin de la maison, les matinées sont gaies.
Les filles posent pour Bellocq manifeste quelque intérêt pour l’une d’entre elles, Violet en prend ombrage.
Son reportage terminé, Bellocq rentre chez lui.
Violet se sent abandonnée, l’absence de Bellocq et le mariage de sa mère avec un monsieur du monde l’attristent.
Un soir, elle fait une fugue et s’en va retrouver Bellocq. Celui-ci l’héberge. Une amitié étrange, mi-paternelle, mi-amoureuse, se noue entre eux.

Louis Malle serait-il provocateur?  Sans doute ce film peut-il être considéré comme plus choquant encore qu’au moment de la sortie du film. . Entretemps même si les moeurs auraient évolué la suspicion de pédophilie plane sur quiconque ose montrer un enfant nu.  Sauf bien sur dans le monde publicitaire avec des enfants se trémoussant transformant le spectateur en singe consommateur.  Dans ce cas la foi ne vacille plus. On repeint en hâte la maison rose d’un verni moral.

Le film est un tantinet subversif car le réalisateur ne fait montre de jugement. L’enfant évolue dans un univers (un ‘cocon’ ?) esthétique, déconflictualisé,  lèché si j’ose dire.  La mise en scène est classique, la facture éloigne toute critique ouverte, le sens du tragique s’abîme dans un conformisme visuel.

Esthétique rétro et amidonnée.  De temps à autre surviennent des moments forts. Une enchère est organisée. Le client le plus offrant brisera la virginité de la petite. Un regard réprobateur est lu sur le visage d’un pianiste noir cantonné au rez de chaussée.  Un usage retenu de l’ellipse démontrant l’injustice d’un monde où les faibles et les exclus sont entièrement soumis à la loi du fric. Une société qui foule et piétine l’enfance, l’innocence, la vie…….

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