Archive pour janvier, 2010

CONCERTS: CASPAR BRÖTZMANN MASSAKER + GHEDALIA TAZARTES

Posted in Uncategorized on janvier 27, 2010 by debloque

Avec son trio MASSAKER, CASPAR BRÖTZMANN a sorti 5 albums de la fin des années 80 au début d’années 90 et joué de nombreuses fois en Belgique. Quiconque a assisté à ces concerts est forcément devenu fan iconditionnel de cet unique successeur de Jimi Hendrix, le roi de la Stratocastor qui fait du son de sa guitare un ouragan dévastateur. Si on devait associer Brötzmann à d’autres artistes, il est tentant de la comparer aux « Die Neue Wilde » ou « Néo-Primitifs » tels Baselitz et Penck plutôt qu’à d’autres musiciens de son temps. Entre le pinceau et la guitare, il a décidé d’être un peintre de sons abstraits. Avec des morceaux comme « The tribe » et « Hunter song », il entraine le public dans l’atmosphère de rituels sombres et chamaniques   •••   GHEDALIA TAZARTES (°1947, Paris) navigue entre des racines profondément juives et une culture de l’avant-garde européenne. Disciple turbulent de Pierre Schaeffer ou Pierre Henry, il a commencé par le collage de bandes sonores, des morceaux instrumentaux abstraits, pour s’orienter vers un travail profondément vocal, inspiré de traditions ethniques. Sa voix au genre indéfinissable navigue entre envoutement et terreur. Une performance entre poésie sonore et chant hassidique trop rare par chez nous. N’hésitez pas à vous procurer aussi ses magnifiques albums sur le label Demosaurus !

LES CONCERTS AURONT LIEU LE VENDREDI  5  FEVRIER A RECYCLART (rue des Ursulines 25, 1000 Bruxelles) à 20h  QUI ACCUEILLE UNE INITIATIVE DES  ATELIERS CLAUS

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REVUE DE PRESSE

Posted in Uncategorized on janvier 26, 2010 by debloque

Voici une petite revue de presse un peu bric à brac:

Nouvel objet venu sur le marché:  la radio wi-fi. Un petit appareil qui se connecte à Internet par ondes wi-fipour diffuser des chaînes de radios disponibles sur le net. http://www.telemoustique.be/tm/magazine/9466/radio-wi-fi-un-petit-poste-a-lassaut-du-salon.html

Le Belvédère un des seuls endroits wallons basé à Namur est menacé. Des emplois ne seront sans doute plus subsidiés.  Une pétiion circule http://www.lapetition.be/list_signs.php?petid=5852&page=2

L’administrateur de la RTBF veut une programmation pour un large public, pas pour les initiés. Nivellement par le bas! http://www.lesoir.be/forum/cartes_blanches/2009-12-16/culture-avec-c-comme-crise-744087.shtml

Après un hiatus de 13 ans Channel Zero reviennent. Six concerts à bureau fermé à l’AB. http://www.telemoustique.be/tm/selection-mosquito/9471/channel-zero.html

Le monde musical belge bénéficie dès à présent d’une nouvelle plateforme nationale de promotion : Moodio.TV.

Belge, interactive et éclectique, Moodio.TV est une combinaison unique de web TV et d’outils innovants de promotion.

Artistes, mais aussi événements, salles de concert, associations ou encore artisans de l’ombre sont mis en avant au départ d’une offre éditoriale originale et variée, reposant sur des reportages vidéo de haute qualité.

Parce que la diversité fait la richesse de notre scène musicale, Moodio.TV a pris le parti de couvrir l’ensemble des genres musicaux, du jazz à l’électro, du hip-hop au classique, du rock à la musique du monde en passant par la chanson.

La vocation de Moodio.TV est aussi nationale. L’intérêt étant de réunir et de faire découvrir, sur une seule et unique plateforme, les deux communautés linguistiques qui contribuent chacune et ensemble au rayonnement (national et international) de notre culture musicale.

Dans ce même souci d’offrir une vision globale de la musique en Belgique, Moodio.TV mise tant sur les découvertes que sur les « valeurs sûres ». Ainsi, artistes émergents et artistes confirmés, petits et grands événements, lieux intimistes et grandes infrastructures se côtoient naturellement sur Moodio.TV.

Conçus autour des vidéos, des outils ciblés et personnalisés seront également proposés aux artistes et aux professionnels de l’industrie musicale afin de les aider à promouvoir et à développer leurs activités en complément des outils déjà existants sur le web (sites dédiés, réseaux sociaux…). http://www.moodio.tv/webtv/

Tous les instruments y compris les platines ont leurs académies. http://www.lesoir.be/culture/musiques/2010-01-05/a-l-ecole-de-dj-de-lyon-746998.shtml

Festival ATP (10ième anniversaire)

Posted in Uncategorized on janvier 26, 2010 by debloque

En décembre (plus précisément du 11 au 13) s’est déroulée une édition marquant un dixième anniversaire.  Célébration de dix années de bruit, doom de moments exquis et d’autres qui le furent bien moins. Ce festival se tient le plus souvent dans des centres de vacances désertés par des touristes refroidis par la rigueur de la période hivernale.  Minehead se situe dans le Somerset, région calée entre le sud du Pays de Galles et le Nord des Cornouailles à quelques jets de pierre de Bristol. Contrairement aux autres éditions ce festival ne s’est point monté sous l’égide d’un curateur/commissaire (terme plus utilisé dans le domaine des arts plastiques) .  (My Bloody ValentineMelvins, Mike Patton, Portishead, Thurston Moore, Shellac, Mars Volta, Autechre, Tortoise etc….les années précédentes). Cette année les groupes qui se sont produits avaient déjà été présents comme curateur ou simples participant invités. Précédemment je n’avais marqué le lieu de ma présence que deux fois (en 2007 et 2008). La formule reste habituelle pour les festivaliers. Un forfait couvre le logement (dans des chalets) ainsi que l’accès aux trois espaces accueillant les concerts. Le taux de la livre sterling rend le séjour moins onéreux.  Plus ou moins 4000 personnes présentes. La gente masculine est dominante arithmétiquement parlant. (75%).

Passons au programme:

GROWING:

Growing fut un de ces nombreux groupes qui nous offrit ce qui n’était pas attendu d’eux. Plutôt que de produire une musique légèrement dronesque appuyée par des guitares Growing dissimulé derrière des labtops a revisité les eigthies. Des sons de synthés vieux de quasi 30 ans et voix ‘vocodées’.

STEPHEN MALKMUS AND THE JICKS:

Stephen Malkmus et sont groupe jouent  dans la salle la plus froide et la plus horrible (sonorement). Le public (fan de Pavement)  s’agglutine. Rapidement celui-ci s’éloigne de la scène tant fut pénible l’audition d’un Allman Brothers du troisième millénaire.  L’impression était celle d’un isolement total sur une route deshydratée du désert mexicain.

YEAH YEAH YEAHS:

Montant sur scène avec 40 minutes de retard le groupe assène un ‘you son of bitches, we just got there motherfuckers’ . Répondant soit à une mode ou à une commande Yeah Yeah Yeahs joue l’intégralité de l’album ‘Fever To Tell’.  Karen, la chanteuse, déboule d’énergie et se veut sexy. Elle provoque les journalistes versant champagne sur les lentilles et objectifs.  Depuis Queen à Foret National (+/- en 1978) je n’avais vu personne verser ce liquide surestimé en dehors d’un gosier ou sur la coque d’un navire. Le set est en place et pro. Accent trop évident mis sur les aspects visuels.  Surenchère totale de faire valoir et de naîveté pseudo débridée.

MUM:

Les musiciens sont nombreux. Le line up est en mouvance constante. Equibre parfait entre une pop de chambre et des approches ‘expérimentales’  glitchant ci et là. L’instrumentation est riche. Mélodica et les voix dominent. Le groupe se retire non sans avoir offert en finale un mur du son tel que peut le produire Sigur Ros.

SIX ORGANS OF ADMITTANCE:

Inspiré par John Fahey et Basho, dignes représentants d’une rencontre est-ouest, Ben Chasny fonde Six Organs Of Admittance en 1998. Il produit des ragas à la guitare entouré de carillons et de drones. Ici rien de tel. Six Organs Of Admittance nous offre une musique pastorale parfois un tantinet blues psyché soutenue par quelques claviers et des synthés discrets.

PAPA M:

Le samedi vers 14h Papa M monte sur scène après un vendredi guère passionnant au dire de quasi tout le monde.  David Pajo promet timidement un massage cérébral adoucissant les maux de tête causés par la fureur du bruit de la veille et une certaine libation. D’emblée David Pajo dédicace le concert au batteur (feu le batteur?) absent. Résumé à un trio Papa M  nous immerge dans un bain doux et chaud avec de discrets bruits acoustiques. Les morceaux bénéficient d’une écriture complexe et subtile avec des thèmes recurrant ponctuant le tout. L’émotion est à son comble….la retenue à son paroxsysme. Le set fut malheureusement beaucoup plus court que prévu. Est-ce du à la défection du batteur? Malgré l’enthousiasme du public Papa M ne revint jamais. A souligner l’excellence du bassiste et l’apparition en solitaire de David Pajo dont la carrière aura renconté aux cours de deux décades Palace Brothers, Slint, Royal Trux, The For Carnation etc…

AFRIRAMPO:

Sans crier gare le duo Afriampo se rue sur les planches  et hurle Happy Birthday to ATP tel Marilyn Monroe lorgnant JFK  sous une bannière étoilée.  Le ton est immédiatement donné. Speedées et exitées elles offrent un r’n’r sauvage, énergique, précis.  Rencontre de Lighning Bolt et de Deerhoof. Excellent pour les amateurs de musique festive et débrydée.

OM:

Formé en 2003 par deux ex musiciens du groupe Sleep après un hiatus total de six ans. Om se produit dans une obscurité quasi totale. Une basse lourde et agressive provoque des vibrations corporelles. Un tambourin rythme un set aussi menaçant que le contenu de l’Ancien Testament. Incantations sombres et profondes. De longs blancs laissent un public perplexe mais médusé par sitar et oud produisant de jolis drones.

SHELLAC:

Shellac donne deux concerts. Le samedi après midi ainsi que le dimanche en ouverture de la troisième et dernière journée.  D’emblée durant le soundcheck/linecheck de fausses provocations fusent.  Des mots volontiers sexistes sont prononcés pendant la balance.  Ceux-ci sont tempérés par une mise au point du groupe disant qu’aux USA la seule prononciation de ceux-ci  en public peut vous amener derrière des barreaux.  Le son est sec et tendu. Maître Albini n’occupe pas la pole position tant les trois personnalités sont fortes.  Cependant j’entends autour de moi des personnes vénérer Monsieur Albini dont le parcours en qualité de musicien ou d’ingénieur (il ne se qualifie jamais de producteur) serait un  sans faute. Celà me laisse tout de même dubitatif. En milieu de prestation le bassiste s’adresse au public invitant les personnes qui le composent à poser quelques questions.  Shellac à défaut d’être original fait montre de grande fraîcheur. Les concerts sont volontairement rares et choisis.

SUNN O))):

Ayant vu et entendu Sunn O))) deux fois déjà cette année je m’approche d’une certaine saturation à leur égard.  Pour son deuxième set de ce festival le son est ‘anormalement bas’. Sinon le groupe se livre toujours au même rituel depuis des années.  Les musiciens en bure évoluent derrière un écran de fumée devant un mur d’amplis disposés en arc de cercle.  Soudainement une alarme visible mais non audible éclate. Le service de sécurité s’agite mais n’interrompt pas le concert. Plus satanique que jamais Attila apparaît sur scène et pousse des cris et hurlements.  Des faisceaux lasers lui sortent des doigts et déchirent le rideau de fumée. j’attends une nouvelle évolution d’un groupe englué dans sa pratique avant de lui accorder un nouvel intérêt.

EXPLOSIONS  IN THE SKY:

Nouvelle erreur que de programmer Explosions in The Sky au Pavillon.  L’acoustique du lieu, une sono bancale rendirent peu justice au groupe qui eut bien peine à s’exprimer.

 THE MAGIC BAND:

The Magic Band furent les vétérans de ce festival certains de ses membres ayant 65 ans et plus.  De nos jours l’ex groupe de Captain Beefheart  se produit très peu et ne répond qu’à de rares invitations ou à la demande.  La dernière prestation remontait à 2006 en Suède.  Trois anciens ayant cotoyés Don Van Vliet figurent dans le groupe.  Ce qui nous est proposé est un ‘best of live’  en hommage à Don Van Vliet. Nous eumes dont droit à des extraits des albums Trout Mask Replica, Mirror man et Safe As A Milk.  Concert moyennement intéressant car emprunt de nostalgie.

BEAK:

Groupe formé en 2009 par trois musiciens de Bristol dont Geoff Barrow (Portishead). Le groupe Beak tout comme sur son album s’est donné pour consigne de s’exprimer de la manière la plus immédiate et spontanée sans grande production ni effêts particuliers. Le groupe ne laisse pas grande impression.

SLEEPY SUN:

Un sextet originaire de San Francisco qui nous offrit une jolie surprise tout à fait inattendue.  Son leitmotiv ‘let’s go weird’.  Et en effêt ça marche.  Les influences sont nombreuses et leur  rencontre incongrue: Black Sabbath, Creedence Clearwater Revival, Brian Jonestown Massacre, Bjork, Pink Floyd.  L’intérêt est principalement du aux voix qui sans cesse se répondent.

BATTLES:

Quartet comprenant des ex musiciens de Helmet et de Don Caballero. Je n’ai pu malheuresement les entendre que durant 10 minutes. Contrairement à une prestation exécutée à Dour il y a 18 mois l’usage des samples fut bien trop abusif. Dommage.

APSE:

Apse fut l’un des groupes à se produire deux fois.  Le but les concernant fut de scinder live leur dernier double album.  Le chant est intriguant et ne permet pas aisément de distinguer le sexe du ou  de la vocaliste. Le groupe semble se chercher passant d’un registre post-rock à du punk-funk doux sans compter des aspects shoegaze et dance.

J. MASCIS AND THE FOG:

Membre fondateur des groupes Dinosaur JR et Sebadoh J. Mascis est resté englué dans sa période grunge.  Tel un  Neil Young hyper électrique et speedé il se livre à beaucoup de surenchère. Cantonné dans un coin devant deux amplis massif il joue et surjoue.

LIGHTNING BOLT:

Lightning Bolt à 15 ans d’existence. Le festival ATP 10. J’ai parfois entendu le groupe mais ne les ai  jamais vu. Cette fois ce n’est pas au milieu du public que le groupe se produit.  Malédiction je ne vois rien même si le duo a choisi une fois n’est pas coutume de s’exprimer sur une scène basse.  La batterie est diablement martelée….le chant distortionné.  C’est eux qui clotureront le festival non sans avoir été rejoint par Afrirampo.

Le bilan comme vous avez pu le deviner à la lecture de ces quelques mots est assez moyen.  The Fall aurait du honorer le festival de sa présence.  Finalement la formule de la ‘curatelle’  reste la meilleure même si celle-ci ne remplit que rarement ses promesses.

Compte rendu de la conférence Paysages Sonores : Une histoire du Soundscape

Posted in Uncategorized on janvier 19, 2010 by debloque

Ce vendredi 15 janvier 2010 s’est tenue dans les locaux de l’INSAS  un conférence intitulée Paysages Sonores:  Une Histoire du Soundscape. La soirée fut organisée par l’ACSR.

 L’orateur principal était R. Murray Schafer qui est un acteur de terrain canadien   cofondateur du « projet mondial d’environnement sonore » (auquel il participe toujours).  Schafer publie en 1977 Le Paysage Sonore (originalement publié en anglais sous le titre The tuning of the world). Cet ouvrage, qui se veut en quelque sorte la synthèse de ses recherches en matière d’écologie sonore, lui vaut rapidement une reconnaissance internationale. Il serait le premier à avoir développé le concept de « paysage sonore », en anglais « soundscape ».  La scéance fut animée par Kaye Mortley qui est une productrice indépendante  basée à Paris. Elle travaille pour France Culture ainsi que pour L’Atelier de Création Radiophonique ainsi que pour certaines radios européennes. Les interventions et échanges avec le public furent traduits par un interprète dont le rôle fut peu utile tant furent limpides et compréhensibles les interventions de l’invité.  La soirée s’est déclinée comme ceci:

Entretien avec Murray Schafer animé par Kaye Mortley

– Diffusion de ’Questionnaire pour Lesconil’ 1980 (50’), documentaire de Yann Paranthoën

Questionnaire pour Lesconil, sur l’évolution inéluctable du paysage sonore et son incidence sur le comportement des habitants d’un port breton, dont la majorité a une vie réglée sur l’écoute de la mer. Réalisation en collaboration avec Murray Schafer.

– Réaction des intervenants et du public

– Ecoutes de paysages sonores proposées et commentées par Murray Schafer et Kaye Mortley

La soirée fut perturbée par l’intervention assez intempestive d’un système d’alarme pour le moins strident…..:-)

Je tente ici de résumer les propos tenus même si le déroulement de la soirée ne suivit pas nécessairement un fil conducteur. Il aurait été préférable que l’orateur s’exprime spontanément. Je tente donc de refléter le plus fidèlement possible ce qui a été dit.

C’est sans doute le terme paysage sonore (soundscape en anglais) terme inventé au début des années 70 qui donne une existence au domaine qui nous occupe ici. Le paysage sonore (soundscape), un  néologisme créé par contraction entre landscape et sound . En 1975, des chercheurs canadiens emmenés par Schafer visitaient cinq villages d’Europe, dont Lesconil, petit port du Finistère Sud, pour recueillir le paysage sonore des lieux. Les micros furent posés sur des durées de plus de 24 heures captant l’environnement sonore de jour comme de nuit formant comme celà un cycle sonore.  Le but de ces chercheurs dont la démarche était plus scientifique, écologique ou sociologique qu’artistique était de recueillir le paysage sonore des lieux par des enregistrements et des relevés d’écoute, ainsi que des entretiens avec les habitants qui les guidaient vers des lieux d’écoute extérieurs.  Les sons entendus et émis par différente sources sonores (les cloches, le vent, les vagues… permettaient  aux villageois pour la plupart marins-pêcheurs de prévoir les conditions météorologiques.  Un projet de construction d’une autoroute aura soulevé des boucliers et engendré  un mouvement d’ordre écologique.  On constatait  par exemple l’abandon de la criée à voix haute, l’augmentation du bruit de fond automobile et aérien qui s’était mis à masquer certains sons et déstabiliser une population guidées par des repères auditifs. Des enregistrements réalisés quelques années plus tard dans les même lieux aboutissent à des études comparatives et à l’étude  de l’action du son sur la vie de la communauté des pêcheurs. Faut-il voir cette évolution comme un progrès ou au contraire comme étant une destruction, de nouvelles formes de pollution.  L’écologie sonore, ou écologie acoustique, est l’étude de la relation entre les organismes vivants et leur environnement sonore. Elle est née il y a moins de quarante ans. Une  discipline à la croisée de multiples champs :  géographie, urbanisme, sociologie, acoustique…Chaque lieu présente un environnement sonore différent en fonction de sa localisation et/ou de son époque.

Quelques réflexions suivirent quant l’action engendrée par la présence d’un micro. Les personnes évoluant face ou consciemment proche d’un micro agissent tels des acteurs, des êtres prestant.  A l’étranger ou en Occident les réactions diffèrent.  Le micro médiatise et porte un effêt sur la situation. Le micro provoque soit une inhibition ou des comportements extravertis.

Les premières personnes ayant oeuvré dans le domaine du field recordings sont plus que probablement des ornithologues. Plus tard l’acte artistique ou scientifique a été accolé à l’enregistrement de terrain.

S’en suivent des interventions résultant de questions. Voici des réponses en vrac:

Les saisons influencent le son.

Certains sons sont caractériques d’un lieu (des soundmarks).

Le Japon a dressé un catalogues des 10 régions  du pays présentant les plus beaux sons. Ces endroits sont devenus des attractions touristiques engendrant une véritable industrie.

Au moyen âge  les écrits étaient très peu répandus et les analphabètes majoritaires.  Les journaux étaient absents et la signalétique inexistante. Des sons qui portés par des crieurs ou des cloches s’adressaient à la population imprimant un rythme à la vie.

R. Murray Schafer est favorable à la création d’un nouveau médium tel que l’écoute collective dans des chambres d’écoute.  La radio altère les captations sonores faisant usage de compresseurs écrasant subtilités et nuances.  Ce type d’écoute très attentive va à l’encontre d’un monde sans cesse de plus en plus rapide et enivrant. Une forme de méditation liée à l’écoute ne peut que garantir une meilleure santé, plus de confort selon R. Murray Schafer. Un intervenant a soulevé le danger lié à la nostalgie sonore. De toute manière l’environnement est évolutif au travers des âges.  Il ne faut pas nécessairement parler de destruction ou de pollution sonore. R. Murray Schafer prone par contre la possibilité pour le citoyen d’agir sur son environnement sonore plutot que de le subir. De toute manière même si on s’en rend peu compte le milieu urbain  est plus siliencieux qu’il y a 3o ou 40 ans. Progrès et bruit sont désormais dissociés. 

Pour terminer R. Murray Schafer nous fait écouter brièvement une pièce sonore commandée par la WDR qui lui a rapporté un prix ‘ Le bruit de la Neige’.  Les intentions de R. Murray Schafer étaient au travers de la réalisation de cette pièce tout a fait réussie et aboutie de donner une grande idée des conditions climatiques et hivernales vécues dans cette province quasi désertique, le Manitoba,  ainsi qu’une grande impression de solitude.

La soirée fut soudainement interrompue par le fait qu’il nous a fallu impérativement quitter les lieux pour 20 heures sonnantes!!!!!

NOISE ADDICT 03.01.2010

Posted in Uncategorized on janvier 7, 2010 by debloque

1/ WERNER DAFELDECKER: « Idm IV ». Double bass. 2009-Presto Records.
    XD017B

2/ For a few (MORE) Decibels I

3/ SUDDEN INFANT: « Somniphobia ». Psychotic Einzelkind. 2008 –
    Blossoming Noise. XS909D.

4/ MARTIN SCHULTE: ‘Forest »? Depth Of Soul. 2008-Lantern. XS127W

5/ For a few (MORE) Decibels II

6/ NORTT: »Habet hinsides habet ». Galgenfrist. 2009 – Avantgarde.
    XN798P.

7/ For a few (MORE) Decibels III

8/ STEPHEN VITIELLO: « San Salvador ». Various-Audible Geography.
    2007 – Edrm. X 063N

9/ For a few (MORE) Decibels IV

10/ OFFONOFF: « Tickle ». Slap And Tickle. 2009 – Smalltown Superjazzz.
     
11/ COLIN MCLEAN/ANDY MOOR: « Delta block ». Everything But The
       Beginning. 2008 – Unsounds. XM358Y

12/ For a few (MORE) Decibels V

13/ SUFFOCATION: « Dismal dream ». Blood Oath. 2009 – Nuclear Blast.
       XS912B.