http://www.arsmusica.be/mini-maxi/fr/concert/todor-todoroff

15/11 – 20:30

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Todor Todoroff

Todor Todoroff

Au sujet des relations entre musique et technologie, le compositeur et chercheur Todor Todoroff déclarait : « Leur rencontre permet d’exprimer une certaine complexité dans un sens qui n’est ni purement abstrait ni seulement théorique. Il s’agit de refléter la vie. » Ainsi, c’est à un fascinant voyage au centre du son que nous invite ce programme alternant des pièces de Todoroff et de Stephan Dunkelman, introduit par le virtuose Cello Counterpoint de Steve Reich (2003), auquel fait écho Pendula-anima (Todoroff). Œuvres spatialisées et, pour certaines, accompagnées d’images, cinéma ou vidéo, anciennes ou contemporaines. Des rythmes démultipliés de Rhiza (Stephan Dunkelman) aux bips et aux glissandi de fréquences aiguës de Voices Part II – Distant Voices(Todoroff), l’auditeur se trouve totalement immergé dans le son, ses sortilèges et ses labyrinthes, emporté dans un maelstrom de textures et d’impressions qu’il est libre de recomposer. « Je préfère les histoires ou les œuvres dans lesquelles une série de fils différents permettent à l’auditeur ou au spectateur d’avoir une écoute et une vision créatives et de réinventer son histoire », disait encore Todoroff.

Les Brigittines
Prix: 12€, 30€ (pass)

Coréalisation : Les Brigittines

Todor Todoroff (BE), électroniques
Sigrid Vandenbogaerde, violoncelle
Stephan Dunkelman, électroniques
https://www.facebook.com/Todor.Todoroff.composer
http://www.compositeurs.be/fr/compositeurs/Todor_Todoroff/48/

Créations
Todor Todoroff, Pendula – anima
Création mondiale
Stephan Dunkelman, Stay here, stay near, stay Neascu
Création mondiale
Stephan Dunkelman, Rhiza
Création mondiale

Oeuvres
Todor Todoroff, Voices Part II – Distant Voices
Todor Todoroff, Reflets/Vitesse
Todor Todoroff, Beyond the Divide
Todor Todoroff, Rupture d’équilibre
Steve Reich, Cello Counterpoint

Dans un entretien accordé à la revue de l’ensemble Musiques Nouvelles, Todor Todoroff – qui, parallèlement à son œuvre de compositeur électroacoustique, est l’un des musiciens aujourd’hui les plus engagés dans la recherche concernant le langage électronique, notamment à la Faculté Polytechnique de Mons – déclarait, au sujet des relations entre musique et technologie : « Leur rencontre permet d’exprimer une certaine complexité dans un sens qui n’est ni purement abstrait ni seulement théorique. Il s’agit de refléter la vie. […] L’avantage de la musique concrète, électroacoustique ou acousmatique, c’est de travailler directement sur le matériau sonore comme travaille un sculpteur. » Il ajoutait : « La qualité du son est un paramètre plus important dans ma relation à la musique que la mélodie… » Ainsi, c’est à un fascinant voyage au centre du son que nous invite ce programme qui, introduit par le Cello Counterpoint de Steve Reich – une partition de 2003, pour violoncelle et électronique, considérée comme l’une des plus difficiles à interpréter de son auteur –, fait alterner des œuvres de Todor Todoroff, dont le Pendula-anima fait écho à la pièce de Steve Reich, et des créations de Stephan Dunkelman, tel le Stay here, stay near, stay Neascu, également pour violoncelle et électronique. Œuvres spatialisées (en stéréo-, octo- ou hexaphonie), conçues pour la plupart au studio ARTeM (Art, Recherche, Technologie et Musique) de Bruxelles, et, pour certaines, accompagnées d’images. Celles de Reflets/Vitesse par exemple, avant-gardiste film muet d’Henry Chomette tourné en 1925 : au diapason de cette folle traversée de Paris à vitesse accélérée, Todor Todoroff a cherché à obtenir des mouvements de rotation et de travelling sonore pour « exprimer, par la combinaison des images et de la musique, la sensation kinesthésique de déplacement et de vitesse ». Ou encore celles de Laura Colmenares Guerra, dont la vidéo Beyond The Divide semble escalader « la falaise abrupte de la psyché humaine » : pour accompagner celle-ci, Todoroff a repris une pièce à l’origine composée pour une chorégraphie de Michèle Noiret,Dédale, qui lui avait valu le premier prix au Concours International de Musique Électroacoustique de Bourges en 2007. Des rythmes démultipliés du Rhiza de Stephan Dunkelman – battant comme un pouls auquel s’accrocheraient des lambeaux de guitares spectrales – aux mélodies de bips et aux glissandi de fréquences aiguës de Voices Part II – Distant Voices – une pièce de 2000 dans laquelle Todoroff tentent de traduire la fascination qu’il éprouva, enfant, en bricolant de petits postes de radio –, l’auditeur se trouve totalement immergé dans le son, ses sortilèges et ses labyrinthes, emporté dans le sillage d’une avalanche de textures et d’impressions : c’est un cinéma pour l’oreille dont il est le héros, dans lequel il est libre d’écouter ses propres sensations… Comme le disait encore Todoroff : « Je préfère les histoires ou les œuvres dans lesquelles une série de fils différents permettent à l’auditeur ou au spectateur d’avoir une écoute et une vision créatives et de réinventer son histoire. »

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