Archives de septembre, 2010

Utopie appliquée

Posted in Uncategorized on septembre 24, 2010 by debloque

Jeudi de la semaine passée je me rends au  Cinéma Nova le plus extraordinaire lieu bruxellois http://www.nova-cinema.org/  depuis très très longtemps. Je le fréquente depuis ses premiers balbutiements tant et  plus dans la cave ( avec un bar garni de produits liquides frais et bières biologiques artisanales) ainsi  que dans la salle.

S’y tiens l’événement, Prima Nova,  qui normalement présente des films inédits auto produits artisanalement  n’entrant pas dans le cadre de programmations thématiques spécifiques. Cette fois-ci la formule est tout à fait originale dans la mesure ou les images sont totalement absentes. Plongés dans le noir quasi complet nous libérons l’oreille pour écouter un documentaire en deux parties l’Ecole Pirate’ produit par Fabienne Laumonier et Christophe Rault. Il s’agit d’une production de l’Atelier de Création Sonore Radiophonique (Bruxelles)  http://www.acsr.be avec Arte Radio http://www.arteradio.com/ et la Première (Rtbf) http://www.rtbf.be/lapremiere/

En septembre 2008, Limerlé, petit village  des Ardennes belges. Pédagie Nomade, premier lycée autogéré de Belgique, ouvre ses portes. Une école fondée sur l’autogestion et l’autonomie, pour redonner aux jeunes ados en décrochage l’envie d’apprendre. Les deux réalisateurs suivent la première année d’expérience du lieu. Sont observés à la fois l’éveil d’une utopie mais aussi les tensions du quotidien : enthousiasme, révoltes, coups de gueule, échecs, dérapages, tensions….

Le projet fut initié par un groupe de personnes sous la houlette d’un collectif belge d’enseignants, d’éducateurs et de chercheurs en philosophie qui travaille sur les rapports entre école et démocratie. Il poursuit depuis novembre 2005, avec le soutien de la Communauté Française, un double objectif. D’une part, explorer de l’intérieur les expériences scolaires – françaises principalement – qui mettent en place une pratique démocratique réelle entre professeurs et élèves. D’autre part, rapporter et analyser ces expériences, pour les transposer au contexte particulier de la Communauté Française et y créer une école alternative.

Tout part du postulat….’on gagne plus à faire confiance aux jeunes plutôt qu’en les sanctionnant ou les régimentant dans un milieu scolaire proche de l’univers carcéral. Cette expérience en direct donne matière à réflexion.

L’assiduité aux cours n’est pas obligatoire mais le programme scolaire doit être respecté. Le Ministère reste attentif !!!  Les ados sont renvoyés sans cesse tant à leur liberté qu’à leurs obligations.  Cotoyant les acteurs (élèves et profs) pendant un an la confiance accordée aux réalisateurs est entière.  Les réalisateurs n’adoptent pas le regard de la militance mais cherchent à prouver que suite à une utopie des rapports humains  inédits peuvent être vécus dans un nouveau cadre ouvert en termes de dialogues et d’expérience politique.  Cette école ne connait d’ailleurs pas de barrières ou trop de serrures et est ouverte aussi aux visites impromptues.

Cette petite école ne compte qu’une soixantaine d’élèves. Ceux-ci sont choisis sur base d’une candidature, d’un dossier remis et défendu.

Le documentaire sonore comptait au bout d’une année de tournage 140 heures de rushes.  Quelques semaines auront été nécessaires pour réaliser le montage.  Plongée au cœur de la vie d’un groupe de personnes expérimentant.  Proximité permanente entretenue avec les auditeurs ne devant subir ni voix off ennuyeuse ni commentaire ajouté. La démultiplication des voix rend parfois l’identification des intervenants moins aisée.

Construit chronologiquement de l’automne au printemps les saisons se font entendre.  Ce milieu rural est un écrin permettant à la maturité d’éclore, à l’autonomie d’être acquise.

S’en suivit un débat durant lequel participèrent des élèves de Pédagogie Nomade, les réalisateurs, Benoît Toussaint ( le fondateur du lieu), des auditeurs. De nombreuses questions furent posées quant à l’acuité du regard porté par la Communauté Française sur cette expérience fragile in vitro.  Les échanges m’ont parfois donné l’impression de me retrouver sur le plateau de l’émission l’Ecran Témoin.

Des membres d’une asbl dénonçant le redoublement scolaire ont fait circuler un pétition dans la salle. Ils ont défendu leur point de vue disant que l’arrêt d’un jeune au cours de ses études est improductif, inefficace, inhumain… Cette asbl préconise que soient ouvertes des écoles ne pratiquant pas le redoublement. C’est le cas de Pédagogie Nomade qui n’évalue l’élève ou ne le ‘sanctionne’ qu’au terme du deuxième cycle du secondaire obligations envers la Communauté Française obligent…..

Il se faisait tard. Un collègue de Radio Campus enthousiasmé par cette utopie concrétisée dans le vécu et la pratique propose de me reconduire chez moi bien qu’habitant à quelques kilomètres de ma modeste demeure. La générosité observée dans ce film sonore aura déjà fait ‘école’ quelques heures plus tard. A reproduire assurément.

BOOKING OFFER: ASMUS TIETCHENS

Posted in Uncategorized on septembre 20, 2010 by debloque

Hello,

I’m arranging some dates dor Asmus Tietchens.
He’s available between 25th and 28th November 2010.

Please find here a biography:
biography:

3.2.1947 Born in Hamburg, Germany.
1965 First experiments with tape machines and electronic sound generators
(rhytm machines, sine tone generators) and with concrete sounds.

1971 Starts working with the Minimoog. Complex results through the use of
8-channel tape devices.

1975 Marks the decision, to compose and realize electro-acoustic music « for
a living ».

1980 First LP-release (« Nachtstücke ») in France, produced by Peter Baumann
(« Tangerine Dream »).

1982 Discovery of stylistic affinity to Industrial Music. LP « Formen letzter
Hausmusik » (1984) is released on the british label « United Dairies ». Through
to 1989 numerous LP releases on labels of the international Industrial scene
such as Esplendor Geometrico, Hamster Records, Multimood, A-Mission a.o.,
presenting works with prepared piano, water sounds and various other
concrete material.

1985 Experiments with the Fairlight CMI.

1986 First travels to Brasil to present his work in the form of
lecture-concerts uopon invitation by the Goethe-Institute.

Since 1989 Teaches sound design, communication design and sound research at
the Hochschule für angewandte Wissenschaften Hamburg (HAW).

1991 Second concert journey to South America invited by the
Goethe-Institute, this time going to Argentinia, Chile and Uruguay.

Since 1991 Various CD-releases on international labels such as Staalplaat,
Soleilmoon, Selektion, Mille Plateaux and more. Collaborations with other
composers of the so-called noise scene like Merzbow, Achim Wollscheid,
Thomas Köner, Vidna Obmana and more.

2003 Awarded the « Karl-Sczuka-Preis für Akustische Kunst » by Südwestrundfunk
(SWR).

2006 Again awarded the « Karl-Sczuka-Preis für Akustische Kunst » by
Südwestrundfunk (SWR).

Until today more than 50 LP- and CD-releases and numerous public
performances in Germany and abroad.

No studies, no academic education no scholarships just pure learning by
doing = self-taught appropriation of creative skills and handling of
analogue and digital studio technology. I am my own Tonmeister.
If you want to listen to his work I can send you a link.

I hope to hear from you asap.

Regards.
Alain Bolle

Some Noise asbl
C/O Alain Bolle
PO BOX 43
1050 Brussels 5
tel: 32 473 93 40 28
https://debloque.wordpress.com

LE MICROSILLON………………………………..

Posted in Uncategorized on septembre 16, 2010 by debloque

                                                                                LA (SUR)VIE DU VINYLE

Puis-je vous faire une confidence ?

Je dois bien avouer que je n’ai pas posé le moindre vinyle sur une platine depuis au moins vingt années.  J’ai perdu tout contact physique avec l’objet et devrais faire preuve d’adresse pour poser le stylus au creux du sillon au bon endroit.

Avant de poursuivre avec l’une ou l’autre réflexion voici la longue histoire de ce support adulé ou décrié :

En 1877 le français Charles Cros invente le paléophone qui permet la reproduction du son sur un cylindre d’acier. Thomas Edison de l’autre coté de l’Atlantique poursuit les travaux du français et réalise le phonogramme qui permet quelques minutes d’enregistrement sonore. Pour la première fois des sons sont gravés sur un support et reproductible.

En 1886 Chester Bell et Charles Sumner  Tainter amélioent le système.

En 1887 invention du premier disques 78t en zinc enduit de cire par Emile Berliner en Allemagne.

En 1893 la Deutsche Grammophon commercialise les premiers disques 78t.

1894. Création de la firme Pathé en France.

1900. Toujours en France création des premiers 78t (17 centimètres).

1902. Les techniques ne cessent de s’améliorer.  La technique d’enregistrement est normalisée, le double face augmente la durée…

1939. L’annonce du deuxième conflit mondiale aboutit à l’utilisation d’un autre produit pour fabriquer le support microsillon. Le vinyle produit plastique dérivé du pétrole voit le jour.

1942-1944 Les premiers disques vinyle sont commercialisés aux USA.

1944. A titre expérimental le Bege René Snepvangers réamise le premier 33t.

1946. La firme Columbia vend le premier microsillon 33t aux USA. Musique classique. Les sillons sont très fins et génèrent l’utilisation de têtes de lecture très légères et de pointe saphir.

1948. Démarrage réel de la vente du lp.

1949. Apparition du premier 45t (format  17 cm) aux USA.

1951. La France suit.  Le microsillon s’impse dans les années 50.

1957. Le 78t est abandonnée mais survit dans des pays pauvres (Indes, pays de l’est).

1958-1970. Période hyper faste pour le vinyle.

1976. Un accident débouche sur la production du maxi 45t suite à la pénurie du vinyle (7  inch) 45t. L’espacement plus grands entre le sillons modifie la tonalité du son avec meilleur rendement et durée rallongée. Barry White en profitera.

1978. La crise pétrolière amène une baisse de qualité des vinyles.

1983. Arrivée de disque compact. Le cd est une ‘révolution’. Les gens se débarassent de leurs vinyles.

1988. Les vinyles sous la pression d el’industrie disparaissent petit à petit des magasins.

1991. Le vinyle survit mais d’une manière marginale.

1996. Le cd atteint son peak de popularité. Les vinyles ne sont disponibles que dans de rares magasins et se retrouvent dans les salons de quelques collectionneurs.

2005. Le vinyle connait un renouveau ailleurs que chez les dj et refait surface dans des pays tels que l’Angleterre, les USA etc…

2006. le mp3 entre dans les mœurs . Ceux-ci sont achetés soit sur des plate formes officielle ou acquis via le peer to peer.

2008. La mort du cd est annoncée et est très légèrement copensée par un retour marginal (économiquement parlant) des vinyles.

Alors ? Mort ou pas mort ce ‘vieux’ support ?

Bien que nous traversions une ère durable de dématérialisation forcenée le microsillon touche deux types de public. A la fois un public lassé du mp3 mais aussi des fétichistes nostalgiques ou simplement défenseurs du vinyle.  Un même public a pu naître avec le cd, passer au numérique pour ensuite se réfugier dans le vinyle.  Même marginales (1 maigre %)  les ventes mondiales s’élèvent tout de même par millions avec même un triplement observé en 2009.  Le disque vinyle est le seul support qui a vu ses chiffres grimper l’année passée.  Des groupes tels que les White Stripes ou les Arctic Monkeys ont certainement communiqué cette passion miraculeusement régénérée.  Ecouter un vinyle c’est certainement prendre position contre cette discothèque mondiale virtuelle et  pléthorique n’engendrant que l’éphémère.  Le vinyle favorise l’établissement d’un rapport avec l’objet sans compter les pochettes qui sont les témoins d’une époque (technologie, arts plastiques, photographie, amour, vie, mort, air du temps, révoltes etc..). La pochette est le reflet  d’une époque précise, d’un moment de l’existence. Beaucoup d’entre elles sont devenues  au moins aussi célèbres que la musique qu’elles illustrent ou emballent.  Problème majeur pour le vinyle : son prix qui le rend moins accessible.  La clientèle est certes rajeunie mais se rabat principalement sur les classiques : Jimi Hendrix, Led Zeppelin,, Miles Davis, John Coltrane… Les courants les plus récents restent la techno, la dance, l’électro…Certains groupent sortent leur cd sur un major et leur vinyle sur un label indépendant (dans des éditions plus limitées).  La notion de rareté dans ce cas procure un attachement supplémentaire.  L’objet est gardé, choyé, conservé sous les yeux fiers et jaloux de son propriétaire.

Que penser d’une industrie qui lançant un nouveau support (devenu quasiment obsolète) le Super Audio Cd a donné l’impression que la ‘révolution’ du cd n’était qu’une supercherie ?  Le cd est un objet vulgaire et sans valeur.  Sa désacralisation a été nourrie par l’industrie dont les graveurs permettent des copies à l’identique sans altération.  Chaque support nouveau tendrait à nous prouver que toutes les techniques antérieures sont nulles.  L’industrie fait tourner sa machine en rendant obsolète le lendemain ce qui a été encensé le jour même.

Pour beaucoup écouter un cd est un rituel. Il convient d’être adroit et délicat afin d’extraire le disque de sa sous-pochette antistatique de protection.  Ensuite il vous faut d’une manière précise soulever le bras de la platine et déposer  l’aiguille sur le disque lui-même (posé sur la plateau) sur le bord extérieur du disque ou au niveau de la plage choisie. Tout geste maladroit est sanctionné. Bonjour les griffes. La lecture peut démarrer pour une durée maximale de 20 minutes. Est-ce un retour vers un âge obscur ? 🙂

NOISE ADDICT (playlist du 12.09.2010)

Posted in Uncategorized on septembre 15, 2010 by debloque

1/ Duflan Duflan : « Eieraufstrich »
Pazuzu
[2008-Rockerill Productions]

2/ Gert-Jan Prins : « PM/PM »
Prins Live (XP844U)
[2000-Grob]

3/ Lushus : « Waterhouse »
Lushus Live ACU
[2008-Tocado Records]

4/ Drain Pump Booster : sans titre (plage 1)
Drain Pump Booster

5/ Lê Quan Ninh : « Musique spectrale à petit budget »
Ustensiles
[1995-For 4 Ears]

6/ Baby Fire : « Bones Soup » + « Bunny »

7/ Muuttuvat Kasvot : « Haikailulta »
Sans titre
[2007-autoproduction]

8/ Glenn Branca : « Bad Smells »
Lesson n° 1
[2004-Acute Records]

Alain Bolle & Stéphane Pastor

Booking: CINDYTALK

Posted in Uncategorized on septembre 15, 2010 by debloque

Hello,

I’m arranging some dates for Cindytalk.
They’re available between now and 15th December 2010.

Please get back to me if you’re interested in setting up a show for them.

Here’s a review of their latest cd:

Gordon Sharp’s Cindytalk returns with another new long-player for the
mighty Editions Mego imprint , a follow-up to last year’s The Crackle Of
My Soul. ‘Up Here In The Clouds’ might well be said to bear as close a
resemblance to ambient music as it does noise, and while much of the
record plays out as a slow influx of electronically cultivated texture –
largely divorced from the usual musical languages of pitch and rhythm –
there is an uneasy kind of prettiness to Cindytalk’s new sound. Making for
an enticing opener, ‘The Eighth Sea’ could either be based upon
undulating, watery field recordings or computer-generated waves of static,
or maybe both merged together in some strange electroacoustic broth. In
amongst the piece’s hypnotic motions a female vocal sample emerges
(sounding naggingly like those heard during DJ Shadow’s ‘Midnight In A
Perfect World’). It’s an enigmatic, slightly tense introduction, setting
up ‘We Are Without Words’, with its skewering drones, ear-tickling
interference signals and factory floor knocking sounds. ‘Guts Of London’
offers another immersive, heavily layered and abstract mix – the album’s
sonic properties are always to be admired, in fact, pieced together with a
thoughtful, craftsman-like skill. That’s not to say that Up Here In The
Clouds steers clear of the more confrontational end of noise music
altogether: ‘Hollow Stare’ lets loose with a compressed, piercing screech
of Daniel Menche proportions, while the throaty, trundling passages of ‘I
Walk Until I Fall’ are interspersed with Prurient-esque atavistic vocal
exclamations. Towards the close of the sequence, nine-minuter ‘Multiple
Landings’ brews up a doomy intermingling of glossy, metallic drones,
ratcheting up a general air of industrial dread. Any sense of ill will
disperses with the album’s closing two minutes (its title track) which
sound like a mournful fax machine bleating out a rather lovely melody.
Highly recommended.

Please also visit the band’s myspace.

I hope to hear from you asap.

Alain

Noise Addict (playlist du 27/08/2010)

Posted in Uncategorized on septembre 8, 2010 by debloque

1/ Le Prince Harry : « Defective Unit » Human Safari (Split CD avec Duflan Duflan) [2010-Rockerill Records] 2/ Kletka Red : « Wire » Hybrid [2000-Red Note] 3/Andy Moor : « Weather » Marker [2007-Unsounds] 4/ Komsomol’sk : « Césium 137 » Radionucléides [2004-PMS] 5/ Avarus : « Herra Ykkönen » Jättiläisrotta [2004-Lal lal lal] 6/ The Hunches : « Explosion » Yes. No. Shut It. (XH919Q) [2002-In the Red] 7/ Indian : « Queen » The Unquiet Sky (XI402A) [2005-Seventh Rule Recordings] 8/ Christine Sehnaoui : « Bouche sombre au-dedans de moi-même n° 7 » 9/ Mattin, Parlane, Erkizia : « Bera I » Mendietan (UM2524) [2001-W.M.O/R] 10/ Zoft : « Güratsch » 11/ God Is My Co-pilot : « Girl in a Car Singing Along with the Radio » Straight Not (XG454C) [1993-Outpunk] 12/ Butcher Boogie : « Hell’s Angels from Hell » Compil « Massacrés belges », vol. 1. [2005] 13/ Pierre Berthet : « Expirateur »